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Excellence ou élitisme ?  -  par stiff (voir le profil du rédacteur)

De la prise en compte du spectateur dans les spectacles d’improvisation  théâtrale amateur.

Samedi dernier nous avons joué lors d’un festival d’improvisation théâtrale. Après le match, nous avons eu l’occasion d’entendre nombre de comédiens de ligues différentes donner leur opinion de la TIR : une troupe certes brillante mais inaccessible, pédante, pratiquant l’élitisme, pas sympa, hautaine face aux autres équipes… bref absolument pas ouverte et foncièrement antipathique.

Evidemment, ce genre de retour nécessite  une remise en question.  Pourquoi donnons- nous cette image de nous même ? Qu’avons-nous fait qui justifie une telle renommée ? Je suis bien entendu personnellement mortifiée d’entendre ce genre de choses. Parce que, présente dès la création de la TIR, j’ai personnellement cultivé ce qu’aujourd’hui on nous reproche, et que pourtant je continuerai à cultiver tant que je jouerai au sein de cette troupe.

Pour comprendre, il faut remonter 10 ans en arrière, aux origines de la Troupe.  Aucune ligue n’est encore créée à Rennes. Nous sommes quelques uns, issus d’une compagnie de théâtre existant encore aujourd’hui, la Dolce Vita, à préférer le travail d’improvisation à celui du théâtre classique. Nous décidons donc de partir de la compagnie pour fonder notre « ligue ». Mais nous choisissons, à la différence des autres équipes existant déjà dans d’autres villes françaises, de ne pas prendre le nom de « ligue » justement ; le concept nous parait trop flottant, nous souhaitons que l’esprit de troupe, avec ce qu’il comporte de proximité, de contact, de connivence et de communauté d’esprit apparaisse et perdure dans l’objet même du nom que nous nous choisirons. Ainsi la TIR, Troupe d’Improvisation Rennaise, naît, et son nom ne doit rien au hasard ou à la musicalité du patronyme. Quelques années plus tard on assiste à un phénomène intéressant sur Rennes et ses environs : toutes les équipes qui se créent choisissent elles aussi le nom « Troupe » pour début de leur sigle…

Mais revenons à nos débuts. Comme toute équipe débutante, nous étions plein de morgue et de fougue, tout à fait persuadés qu’au bout de 3 mois d’entraînements hebdomadaires (assumés tour à tour par l’un d’entre nous, avec les immenses compétences que l’on nous devine alors, du haut de nos 20 ans et de notre expérience au moins longue comme le petit doigt) nous pouvions sans souci jouer devant du public. Ce que nous avons fait (les premiers cabarets sous le nom de la TIR eurent lieu au Jardin des Plantes rue St Melaine, café théâtre aujourd’hui devenu une pizzeria). Comment nous remettre en question alors que nos spectacles étaient combles, que le public se gondolait devant nos lamentables prestations ? Il faut dire qu’à l’époque, la nouveauté du jeu attirait les foules. L’improvisation théâtrale n’était pas encore très médiatisée, et Rennes n’avait connu que très peu de spectacles se revendiquant de cette pratique. De plus, et je crois me souvenir que c’est à Pierre Houzé que l’on doit cette vérité, « l’impro c’est le truc le plus facile pour se donner en spectacle : pas besoin d’être bon, rien que le fait de monter sur scène avec rien a déjà un côté si impressionnant que la moitié de la salle est acquise. Celle qui est dure à attraper, c’est l’autre moitié, celle qui est déjà venue deux ou trois fois et qui commence à se rendre compte de la supercherie ».   Mais continuons l’histoire… Vint un jour (au bout d'un an environ) ou, passionnés que nous étions, nous nous sommes confrontés à nos pairs, comédiens de l’AFLI (association française des ligues d’improvisation) et de la LIMA (Ligue d’impro Maine Anjou), des gens essayant de donner à l’improvisation ses lettres de noblesse en proposant de vrais spectacles mis en scène, travaillés, rythmés. Nous découvrions le match d’improvisation, et en même temps l’étendue de nos lacunes. C’est grâce à ces comédiens et à leur œil extérieur sans concession (je me souviendrai toujours de ce stage ou l’un d’eux nous a dit : soit vous arrêtez là, soit vous pensez à vous former vraiment, mais arrêtez le massacre) que nous avons pris une toute autre direction pour la TIR : puisque nous aimions vraiment cette pratique théâtrale, autant la promouvoir dans ce qu’elle peut donner de meilleur, tant  au comédien qu’au spectateur. C’est ainsi que la notion d’ « école d’impro » a fait son apparition à la TIR. Nous nous sommes donnés les moyens d’engager des professionnels en tant que formateurs. Des personnes compétentes et reconnues dans le milieu, qui se sont engagées sur de véritables programmes pédagogiques à nos côtés. Nous avons choisi de payer plus cher notre loisir, parce qu’il était bien plus qu’un loisir pour nous. Nous nous sommes engagés à être présents, à ne pas consommer ce que la TIR pouvait nous apporter mais bien à en être des acteurs volontaires et militants. Nous avons changé l’objet de nos statuts, et de « association réunissant des personnes désirant pratiquer l’improvisation théâtre », l’objet est devenu « association dont le but est de former des personnes désireuses de jouer des spectacles d’improvisation théâtrale de qualité ».

Nous avons connu plusieurs générations de joueurs et joueuses à la TIR. Certains et certaines ont marqué leur passage et continuent aujourd’hui leur parcours dans d’autres ligues, parfois même en tant que professionnels. Chaque personne qui est passée par la TIR peut témoigner de la particularité de cette troupe, qui lie un fort esprit d’équipe à une organisation éprouvée, même si elle est remise en question à chaque saison. Même en nous développant, nous avons toujours privilégié trois valeurs essentielles :
  • L’esprit de Troupe (qui veut par ailleurs que nous nous prenions que très peu de monde à chaque saison, nous refusons d’avoir plus de deux groupes d’entraînement, et chacun de ces groupes ne doit pas être composé de plus de 12 personnes)
  • Le respect du public (qui veut que nous travaillons beaucoup et le cadre de nos spectacles, et la formation- essentielle- et les rythmes de programmation annuelle, le tout dans un contrat pédagogique que nous passons avec nos formateurs. Qui veut également que chaque membre comédien de la Troupe s’engage littéralement à suivre les entraînements de façon rigoureuse. Et qui veut enfin que nous l’accueillons dans les meilleures conditions possibles,  avec un staff digne d’une équipe technique professionnelle)
  • L’engagement associatif fort (qui veut que chaque membre de la Troupe s’engage, au-delà des spectacles, à donner de son temps pour l’association : en tant que membre votant, d’une part, mais également en tant que staff, en tant qu’administrateur, en tant que responsable de commission, etc.. Nous avons une structure interne que nous avons mis du temps à trouver, mais qui aujourd’hui a fait ses preuves.

Enfin, je tiens à signaler que nos programmations sont étudiées pour laisser la place à plusieurs types de spectacles. Ainsi nous ne jouons « à domicile » que 3 à 4 matchs d’impro par saison, et nous avons choisi, par convenance, de ne garder ce spectacle qu’en spectacle « phare » pour la troupe : nous ne le programmons donc qu’à la Cité, et uniquement en matchs dits « de gala », c'est-à-dire en y invitant des équipes d’impro ayant déjà fait leurs preuves. C’est un choix que nous assumons, nous avons longtemps joué des matchs dans une plus petite salle, à la Bellangerais, et nous aimions recevoir de nouvelles équipes amateurs. Mais nous avons préféré développer le DEUS, forme qui nous satisfaisait plus, que de garder ces matchs intermédiaires. Voilà pourquoi nous recevons peu d’équipes à la TIR…

Maintenant que vous avez l’historique et que vous avez eu un aperçu de l’évolution de la TIR, nous pouvons revenir à la question de ce sujet : excellence ou élitisme ? De la prise en compte du spectateur dans les spectacles d’improvisation théâtrale amateur.

Parce qu’au final, c’est bien de cela que nous parlons : avons- nous, oui ou non, conscience de notre public ? Que lui proposons-nous lorsque nous l’invitons à un spectacle d’improvisation ? Dans un contexte économique de plus en plus difficile, nous continuons à pratiquer des tarifs relativement bas (dans à peu près toutes les ligues en tout cas) afin de rendre nos spectacles accessibles au plus grand nombre. C’est très bien, mais cela veut- il dire que nous pouvons nous permettre de leur proposer n’importe quoi ? Avez- vous déjà vu un spectacle payant ou le comédien se pointe en disant « j’ai oublié mon texte, on va faire autre chose », où le magicien arrive sans aucun tour à présenter, où le trapéziste n’a pas de trapèze ? Avez- vous déjà payé une place de ciné pour un film pas monté ? Êtes- vous déjà allés à un concert dans lequel le groupe est trop défoncé pour jouer ?  (Bon là Ok,  çà a pu vous arriver …) Alors pourquoi se permettre de le faire en théâtre d’improvisation ? Pourquoi envoyer au casse pipe des équipes trop jeunes, pas formées, en les dégoutant par la même occasion du jeu, et en donnant aux spectateurs une fausse idée de ce que peut être un spectacle d’impro ? Qui peut se targuer d’être devenu un bon joueur d’impro au bout de deux mois de formation?  Qui peut prétendre ne pas avoir besoin de travailler pour être comédien ? Il ne faut pasoublier que la formation d’impro est doublement difficile : il fautapprendre sur soi, et il faut apprendre sur le collectif. C’est à mon sens unedes plus grandes difficultés à laquelle un comédien peut se confronter :il ne suffit pas d’avoir un sens inné du spectacle et de briller en solo,encore faut- il savoir écouter son équipe, jouer le collectif et comprendre cequ’il se passe au sein du groupe et dans l’histoire. Il faut acquérir des codescommuns, il faut se forger des référentiels communs, il faut passer du tempsavec l’autre. Il faut se faire une expérience, reconnaître et s’appuyer surcelle des autres. Il faut de l’humilité. Il faut ravaler son égo personnel,pour construire un égo commun à la troupe. Ce serait donc cet égo commun que l’on nous reproche ? Mais nous n’avons jamais été avares de nos personnes !  Nous aimons toujours autant ce que nous faisons, et notre plus grand souhait, lorsque nous jouons avec de nouvelles équipes, est que cet amour du jeu passe. Nous essayons de nous rendre disponibles aux sollicitations d’autres équipes, tout en prévenant que nous ne rendons que rarement les dates (voir plus haut dans le texte pourquoi). Certains et certaines d’entre nous à la TIR cumulent des années d’expérience, et partagent cette expérience avec les nouvelles recrues que nous prenons tous lesans. Nous n’envoyons jamais nos jeunes joueurs seuls en spectacle. Nos formateurs s’assurent de leur solidité, de leur capacité à jouer devant un public, puis les intègrent à des équipes ou des joueurs dits « cadres » sont en responsabilité. Je ne prétends pas que cette recette soit unique, ou bien soit la meilleure. Nous n’avons jamais dénigré les équipes qui préfèrent faire les choses de manière différente, et considérons qu’il y a de la place pour tout le monde. Mais ne nous demandez pas de changer : nous ne changerons pas. Si vous êtes intéressés par notre vision du monde, alors nous pouvons la partager. Si vous ne l’êtes pas, allez en paix, et laissez nous vivre ! C’est aussi ça, l’impro : entrer dans le monde de la tolérance et du respect…

Soumis au débat le 1er décembre 2008
Stiff, pour la TIR.


Publié le 01/12/2008 @ 16:25  
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Commentaires


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Réaction n°1  -   par  marie le 01/12/2008 @ 21:32

J'appuie complètement mon ex-présidente dans son dementi.
Ayant integré la TROUPE il y a 3 ans je nie categoriquement les rumeurs car c'est pas une secte mais bien au contraire une famille, la grande famille de l'impro, avec ses bons joueurs et ses moins bons et, comme partout, tout s'acquiert en travaillant... J'étais loin d'être une grande joueuse (et j'ai encore un sacré boulot) mais ils m'ont donné ma chance et je les remercie...
Par ailleurs la Tir est connue dans toute la France pour ses spectacles de qualité mais aussi pour son accueil legendaire. Alors que les mauvaises langues se renseignent avant de parler.

Réaction n°2  -   par francoisb le 02/12/2008 @ 08:22

Chaque entité se forge son identité, et chaque changement d'identité ne peut provenir que d'un besoin intérieur, et pas d'influences extérieures qui sont différentes les unes des autres. Comment évoluer dans le bon sens si on estime nécessaire de changer au gré de chaque remarque qu'on nous adresse ? N'y a-t-il pas là un risque de perdre plus que son identité, à savoir son âme ? D'après ce que j'ai compris dans le résumé de Stiff, la TIR s'est orientée à un moment donné de son existence vers une démarche de qualité, non pas pour un strict besoin de reconnaissance des formateurs d'improvisation qui leur avaient fait des remarques constructives sur la façon de mener des spectacles d'impro, mais bien pour le plaisir de faire de belles choses, inventives et inscrites dans une dynamique collective de proposer des spectacles  intéressants et mémorables pour le public.

Que les détracteurs de la TIR continuent à critiquer ce qu'ils veulent (mépris, distance, ou impossibilité de donner au mot "rillette" une qualité de singulier ou de pluriel), il s'agit peut-être là de leur identité, à savoir n'exister que dans la critique sans véritablement inviter positivement l'autre à évoluer.

Pour ma part, je suis conscient que la TIR doit être plus qu'un atelier hebdomadaire qui permet de décompresser du travail ou autre. Si elle est aussi cela, elle est également une dynamique destinée à construire des histoires en laissant libre cours à son imagination, dans le respect de règles élémentaires en matière d'impro. Elle est aussi un ensemble d'individus qui sont devenus soit des amis, soit des gens avec qui on a du plaisir à jouer, en tout cas un groupe qui a "compris le truc" et qui va dans le même sens. Je pense que les joueurs de la TIR sont suffisamment différents pour dire que le respect et la tolérance ne sont pas que des mots, mais bien une réalité.

Réaction n°3  -   par Alain le 02/12/2008 @ 18:40

J'ai tout bien lu, il n y' a qu'un truc que je ne cautionne pas.
Un indice, on écrit/dit rillettes.

Réaction n°4  -   par  sarah le 03/12/2008 @ 20:04

Leçon d'élitisme... Il va falloir faire des efforts les gars, formons nous à l'élitisme, prenons des cours du soir, pour assurer l'élitisme TIRien smile pour regarder de la tête au pied, l'air dédaigneux, et hautain jusqu'au bout des ongles, nos semblables, qui ne le sont pas si nous sommes élitistes, cela va sans dire...

Trève de plaisanterie. Je comprends que ces remarques t'aient profondémment touchées Stiff, mais il ne faut pas que ces quelques remarques, remettent en cause le chemin parcouru, le travail accompli par la TIR jusque là, ou mettent à mal l'identité de la TIR !

Comme tu le dis, la TIR a fait le choix de se former, et c'est en ça qu'elle est bonne, et peut être qu'elle en effraie certains. Mais la TIR est, pour reprendre l'expression de Marie, "une grande famille".

Je ne pense pas non plus qu'on accueille mal les équipes qui viennent. Et pourquoi, au nom de l'improvisation devrions nous faire que des matchs, ou plus de matchs ? je trouve ça génial que la TIR propose plusieurs forme d'impro ! Et c'est ce qui plaît aussi au public.

Pour ma part, je ne suis à la TIR que depuis l'année dernière, et vous m'avez acceuilli à bras ouverts. L'état d'esprit d'ouverture de la TIR est présent à chaque instant, je dirai même à chaque respiration de la TIR ! Vous nous permettez, même aux nouvelles recrues, de faire pleinement parti de cette troupe en participant à cette vie associative riche, merveilleuse, et sympathique, n'ayons pas peur des mots !

Alors on peut dire beaucoup de choses sur la TIR, mais certainement pas qu'elle est élitiste !

Je vous aime tous !s

Réaction n°5  -   par  Slack le 08/12/2008 @ 10:42

Je me permets de l'extérieur d'apporter mon point de vue ...

Les personnes dont nous parlons, les comédiens d'autres ligues font peut-être un usage abusif du mot "élitisme". La Tir me semble fonctionner beaucoup sur l'amitié. Tu le dis, vous souhaitez avant tout présenter des spectacles de qualités au public. Pour qu'il y est qualité au théâtre, et en impro en particulier, il faut qu'il y est complicité sinon amitié entre les différents interprétes. Et voila !
La TIR fonctionne en amitié. Je ne porte aucun jugement là dessus, ça me semble plutôt être une bonne chose, mais ce systéme est une sorte d'élitisme : "privilégier la qualité plutôt que la masse". Mais attention je me hâte de rectifier un élitisme dénué totalement du sens dépréciatif du terme. Vous ne regardez pas de haut les autres ligues et, parfois même, vous les rencontrez volontiers. Et quand l'amitié n'est pas là vous n'hésitez pas à faire une critique très forte. Une critique, me semble t'il motivée par le souci de ne pas avoir proposé un spectacle digne de vous...

Enfin il me semble qu'il y autre chose que ces détraqueurs oublie et moi même souvent je l'oublie. Vous êtes une compagnie A-MA-TEUR !!! On l'oublie souvent car vous proposez de nombreux spectacles, très variés, des festivals, des êvenements bref pour des amateurs vous vous démenez. Voila pourquoi souvent j'oublie et à mon avis beaucoup de gens oublie que vous n'êtes pas pro. Et par conséquent vous fonctionnez par le bénevolat chacun gérant l'admisnistration, la com, l'organisation etc...
Et donc on ne peut pas demander à une troupe amateur d'être méga disponible. Vous avez tous d'autres choses à faire et vous ne pouvez pas accueillir ou répondre à toutes les solicitations d'autres troupes. Par cela, vous pouvez donc sembler innaccessible.

Quant aux accusations "d'antipathie" ... Je pense que les gens se montent la tête, comme vous vous permettez de critiquer quand ça ne vous plait pas, comme votre pemier souhait est de vous amuser avec vos potes sur scène et aprés ... Il n'en faut pas plus pour que deux ou trois se montent la tête et par téléphone arabe (dont la qualité de diffusion est multiplié par 13,6 pendnat les festoches), cette petite "pique" se transforme en appréciation génerale.

Ne vous en inquiétez pas ! C'est pas pour rien que ces ragots se développent sur vous ! C'est pas pour rien que les matchs sont pleins deux semaines avant !    C'est pas pour rien q'un fan club s'est crée spontanément !

Bref faites vous confiance, ne changez rien . Continuez à fonctionnez à votre instinct d'amitié, à votre feeling.

PS : J'espére que tout cela est compréhensible ... A la deuxiéme lecture toujours pas mais bon tant pis. Retenez qu'on est pas d'accord avec eux.
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