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Articles : Impro Bretagne - reportage

REPORTAGE > La TROUPE D'IMPROVISATION RENNAISE

La TIR avance à pas sûrs.


L’improvisation, c’est un peu le rock’n roll au théâtre, le tout dans la langue de Molière. En activité depuis presque dix ans, la TIR (Troupe d’Improvisation Rennaise) jouit d’une certaine réputation. Si les matches restent la forme de spectacle la plus connue, cabarets et Deus ex machina font régulièrement le plein.

article_griffe_improvisationCe 9 mars 2007, le Jardin Moderne, correctement rempli, reçoit la TIR en mode Deus ex machina. Les spectateurs sont assis, l’ambiance chaleureuse. Sur scène, pas de décor, juste un rideau qui vient couper l’estrade en deux. Derrière se trouve le Deus ex machina, invisible pour le public mais essentiel au bon déroulement de l’improvisation : c’est lui qui construit la pièce, crée l’intrigue, imagine une chute et structure l’espace scénique. Il est metteur en scène en temps réel. Les cinq comédiens, tout de noir vêtus, sont alignés face au public. Quelques livres sont posés sur le devant de la scène. La voix du Deus résonne pour expliquer le déroulement des opérations : un spectateur du premier rang doit se saisir d’un des livres, l’ouvrir au hasard et le donner à son voisin, qui choisit une des deux pages, puis confie l’objet à une personne de son choix, derrière lui ; c’est à cette dernière que revient la lourde responsabilité de choisir, sur la page en question, le mot à partir duquel l’improvisation devra se construire. Les comédiens restent immobiles, tous se concentrent, en attente du verdict. Le spectateur hésite… ce sera « boutique ».

Trente secondes de réflexion, à l’issue desquelles un des comédiens doit s’avancer et commencer l’improvisation, avec pour seule indication le mot en question, et pour simple trame les bribes d’histoire qu’il (elle, en l’occurrence) a eu le temps d’imaginer. Ses camarades la laissent seule. Le personnage se matérialise rapidement : une vieille apothicaire hirsute traîne des pieds dans sa boutique, jetant un oeil à différents remèdes alternatifs, sang de crabe et autres réjouissances. Un agent immobilier au sourire menthol, secondé par un assistant à l’intelligence limitée, veut à tout prix racheter le fonds de commerce. La vieille fait de la résistance, mais finit par lâcher l’affaire. Une bourgeoise maniérée achète la boutique, la transforme en pharmacie et embauche l’ancienne propriétaire comme préparatrice. C’était sans compter le monstre du placard, locataire à vie depuis 350 ans, né d’un trou noir caché dans le mur… ! L’histoire se développe, les rôles se précisent et les personnages  prennent de l’épaisseur au fur et à mesure que l’improvisation avance. On sent parfois des moments de doute, des hésitations, tout l’art du théâtre d’improvisation résidant dans la capacité des comédiens à surmonter ces difficultés. Le but étant de créer une véritable pièce – écriture, mise en scène, interprétation –en trente minutes chrono. Et ça marche ! On rit beaucoup, le public est conquis et les applaudissements fusent lorsque la voix du Deus ex machina annonce la fin de la première improvisation. Dix minutes d’entracte, le temps pour les comédiens de reprendre haleine, et ça repart. Le mode opératoire est identique, mais la fine équipe devra cette fois se débrouiller avec la « navigation »…

article_griffe_improvisationUne semaine plus tard, on retrouve la TIR dans un autre contexte. Le café-concert Le Sablier accueille régulièrement la troupe pour des cabarets d’improvisation. Le concept est différent : il ne s’agit plus de créer une « véritable » pièce de théâtre, mais d’improviser des saynètes à partir de mots ou expressions et selon certaines règles. Pas de Deus ex Machina, donc, mais un maître de cérémonie ou MC, chargé de donner aux comédiens un thème, un temps, et parfois des indications de jeu. Cela donne, par exemple : « Qui a fait ça ? », en trois minutes, à la manière d’un film policier allemand. Les quatre comédiens ont vingt secondes pour se concerter avant de lancer l’improvisation. Aeux de faire en sorte qu’une histoire s’invente, que des personnages naissent rapidement. eux aussi de trouver une chute avant la fin du temps réglementaire. Le Sablier est bondé, la température monte et les comédiens, passées les premières improvisations, n’hésitent pas à lâcher la bride. La forme cabaret permet une réelle interaction avec le public : les gens sont debout, collés à la scène, un carnet passe dans le public où chacun peut proposer un thème d’improvisation. Le MC choisit ensuite parmi ceux-ci des choses comme « carotte » ou « maquerelle ». D’autres éléments viennent pimenter le tout. Exemple : improvisation « multi catégories », avec pour thème, au hasard, « Dans ma langue ». Les comédiens doivent alors improviser sur le thème, mais de cinq façons différentes, une minute à chaque fois : théâtre de boulevard, fantastique, sitcom, théâtre contemporain, cape et épée, etc. Un oeil sur son chronomètre, l’autre sur les comédiens, le maître de cérémonie surveille le timing. Soit, au final, trois tiers-temps d’une demi-heure. C’est sans doute assez long pour les comédiens, certainement trop court pour le public qui, le sourire vissé aux oreilles et les yeux qui pétillent, en redemande.



Propos de pros sur l’impro

Gaël Salomon, ancienne comédienne, aujourd’hui responsable de la communication de la TIR et Gérald Hecquet, comédien, racontent cet art théâtral très particulier.

La Griffe : Comment est né le théâtre d’improvisation ?

Gaël Salomon : L’improvisation vient du Québec, sous sa forme principale qui est le match. Pour la petite histoire, Gravel et Ledu tenaient un théâtre juste en face d’une patinoire. Le théâtre ne marche pas fort, contrairement à la patinoire grâce aux matches de hockey sur glace. Ils ont l’idée de faire des interventions sur la patinoire. établissent les règles du jeu, la théorie, ils éditent des livres et créent tout le décorum et la nature des intervenants présents lors des matches d’improvisation. C’est devenu de fil en aiguille un « sport » international joué en français, avec des championnats et des troupes dans différents pays.

Depuis quand la TIR existe-t-elle ?

G.S. : La TIR aura dix ans en 2008. Elle est née d’un groupe de potes, des gens venant du théâtre et de divers horizons, qui avait envie de se lancer dans l’improvisation. On est maintenant autour de vingt-cinq, tous comédiens et tous impliqués dans l’association pour de la programmation, de l’événementiel, etc.

Les comédiens ont-ils une formation « classique » ?

G.S. : Ça dépend. La TIR fonctionne depuis plusieurs années sur recrutement, avec une sélection. Ce fonctionnement est parfois critiqué, mais c’est notre façon de faire : on veut rester une troupe et non devenir une école. On choisit donc des gens qui ont des capacités pour jouer et qui peuvent s’investir, car cela demande beaucoup de temps. Certains comédiens ont énormément de théâtre dans les pattes et beaucoup d’années d’improvisation derrière eux. D’autres sont arrivés comme ça. Moi par exemple : je n’avais jamais fait de théâtre ni d’impro…

Gérald Hecquet : J’ai fait deux ans de théâtre, puis deux ans d’impro à Lannion tout en continuant le théâtre. En sachant qu’on n’avait pas d’enseignants pros à Lannion, avec la TIR, j’ai l’impression d’être en stage tous les mercredis soir…

Comment se passent les répétitions ?

G.S. : Impossible de répéter des improvisations… On fait donc des « entraînements ». On a deux formateurs, tous deux sont comédiens et intermittents ; l'un est également metteur en scène et bosse aussi avec la troupe de Nantes, qui est uniquement professionnelle. Les ateliers tournent autour d’axes de travail comme le rapport d’équipe : connaître les autres joueurs, apprendre à trouver sa place, savoir quand il faut se mettre en retrait. Il y a toute une partie purement théâtrale, durant laquelle on apprend à faire des entrées, des sorties, etc. On apprend aussi des choses plus théoriques, puisqu’il y a différentes catégories de jeu, et cela impose de connaître beaucoup de règles théâtrales, de codes : on ne joue pas Molière comme Audiard. On travaille la comédie chantée, l’expression corporelle pour le muet… Dans les matches, il y a environ vingt-cinq catégories répertoriées.

Chaque comédien participe à toutes les représentations ?

G.H. : Oh là, non ! Moi par exemple je suis débutant… Pour l’instant, j’ai participé à un cabaret et un match. Les Deus ex Machina sont un peu réservés à la « crème ». Ça correspond à un style de jeu particulier, et puis ça demande un certain niveau.

G.S. : Ce sont nos entraîneurs qui font les équipes. Ils choisissent divers types de jeux pour former des équipes homogènes. On s’est mis d’accord sur ce fonctionnement, ça évite que certains jouent plus que d’autres, qu’il y ait du favoritisme, etc.

Comment font les comédiens pour être toujours réactifs, qu’il n’y ait pas de moments de blocage ?

G.S. : Déjà, tu n’es jamais tout seul. C’est le principe de l’improvisation : on est une équipe, on joue ensemble. Le but étant de se supporter, si tu vois que quelqu’un galère, tu y vas et tu fais avancer le schmilblick. Lors des matches, l’arbitre est aussi là pour ça : les règles obligent à faire avancer les improvisations. Et puis on travaille tout ça, pour savoir créer une installation, trouver une chute quand l’histoire n’est pas finie mais que le temps est écoulé, par exemple.

G.H. : Pendant les matches, même lorsque l’on ne joue pas et qu’on est sur le banc, on est en jeu. Les spectateurs nous voient, on se chauffe, on a des cris de guerre… C’est très physique ! On est toujours en spectacle. Les deux bancs adverses se répondent, on se titille…

Y a-t-il des moments difficiles, des pannes d’inspiration ?

G.H. : De grands moments de solitude… Il faut vraiment bien écouter ce qui se passe sur scène avant d’y entrer. Je me rappelle être monté une fois sur scène sans avoir entendu que l’improvisation en cours devait se faire avec un seul comédien. Pendant toute l’improvisation, j’ai fait des appels pour que des joueurs me rejoignent, alors que je devais rester seul sur scène… Bon, l’impro s’est faite, mais cela reste un mauvais souvenir.

Comment faites-vous pour créer des personnages originaux en un minimum de temps ?

G.H. : On ne crée pas à partir du vide, on a forcément des influences, en match comme en cabaret. On essaie malgré tout d’éviter les clichés, de ne pas réutiliser un personnage que l’on connaît déjà. Un comédien peut être influencé par ses lectures, des films ou des personnes qu’il connaît. On a parfois aussi l’impression de créer des personnages de toute pièce.

La TIR a un fan club ?

G.S. : Oui, le F.C. TIR. Nous sommes la seule troupe de France à avoir un fan-club ! Ce sont des gens que l’on connaît depuis longtemps, qui venaient beaucoup aux matches et qui ont bien adhéré à la formule. Ils ont monté eux-mêmes un fan club, avec un site internet sur lequel ils font des analyses de matches. ont une charte avec des commandements précis et ils viennent à tous les matches avec fanions, écharpes etc.

Des projets pour la suite ?

G.S. : On essaie de monter une nouvelle forme de spectacle, mais c’est secret pour l’instant… Ça devrait se mettre en place d’ici la fin de l’année. Il y a aussi les dix ans de la TIR, l’année prochaine. On a interrogé le public lors des derniers matches, pour connaître les envies des gens, avec diverses propositions que l’on avait travaillées en amont. On a des idées, ça avance…

Nicolas Legendre


l e m a g a z i n e Arts & Spectacles
REPORTAGE > dans les coulisses du théâtre d’improvisation

Théâtre : sur le fil de l’impro


Le spectateur a le choix des armes. Sollicité au hasard parmi le public, il choisit à l’aveugle un mot tiré d’une pièce du répertoire classique. Et c’est parti. Les comédiens prennent la vague dans le sens du vent, surfent sans dériver. L’histoire bascule, tangue mais ne chavire pas. C’est drôle, souvent burlesque, frais et poétique, quelquefois grave, toujours unique. Très loin du classique.

article_rennais_improvisationC’est du théâtre éphémère et c’est une jolie performance d’improvisation. Depuis quatre ans, la Troupe d’Improvisation Rennaise (TIR), une association loi de 1901 réunissant 25 comédiens non professionnels, tisse ses histoires sans trame sur la scène rennaise et régionale. Ralliant un public tour à tour attentif ou chahuteur, en tous cas curieux de découvrir une expression théâtrale encore peu explorée en France. L’improvisation, c’est un concept déposé, venu du Québec et diffusé en France par des artistes comme Eric Métayer ou Djamel Debbouze. Aujourd’hui, il existe une vingtaine de troupes en France qui se sont d’abord développées autour des matchs d’improvisation. L’identité même du genre, s’inspire des règles du hockey sur glace : structurées comme une fédération sportive, deux équipes de comédiens s’entraînent avec un coach, avant de s’affronter en maillot sur un terrain. Une joute verbale rythmée par les réactions du public et codifiée par un arbitre. À ce noyau dur sont venus s’ajouter d’autres exercices de style. Le cabaret, des histoires dramatiques, burlesques ou fantastiques, ainsi qu’une forme très élaborée de théâtre d’improvisation, le Deus ex machina. Inspiré des tragédies antiques et convoqué par la TIR pour son tout nouveau spectacle, ce dieu tout puissant, ce metteur en scène omniscient, guide les acteurs dans leur narration sur le fil du rasoir, jusqu’à leur permettre d’aboutir au dénouement de l’histoire, en 45 minutes. Un genre nécessairement très contrôlé, où la liberté s’épanouit au mieux dans la contrainte.

article_rennais_improvisationLe samedi soir, ils sont donc six à s’aligner sur la scène du théâtre de la Paillette, en survêtement noir, neutres, anonymes. Ils attendent l’amorce, le thème de départ. Soupirent pour prendre leur élan, tandis que le public retient son souffle. Et puis l’un sort du rang et se lance. Le voyage peut commencer. Un bref monologue qui donne le ton, avant qu’un partenaire vienne prendre le relais. Les dialogues s’amorcent, la narration s’anime, les fils se nouent. Les comédiens disparaissent un par un pour revenir en costume, garde-robe de bric et de broc, improvisée comme le reste et digne d’un inventaire à la Prévert. En coulisse, le Deux ex machina, un professionnel invité par la Troupe, prend des notes, rappelle aux acteurs un détail à faire ressortir, suggère une piste, bref, tire les ficelles. À partir d’une ligne du texte de la Cantatrice Chauve, une abracadabrante histoire de famille prendra corps : deux hommes attendent dans le couloir d’un hôpital la naissance du même enfant. Mais la mère volage disparaît, avec la complicité de l’obstétricien pervers. Tandis que la tante cinglée vole le bébé. Les pères rechercheront leur fille pendant 20 ans. L’épilogue sera haut en couleur. Il y a des fulgurances, de jolies trouvailles, il y a aussi des maladresses. C’est ce qui fait le charme du genre.

article_rennais_improvisationEntraînements sous la direction d’un coach. Pour parvenir à cette instantanéité de l’écriture théâtrale, de la mise en scène et de la représentation, la troupe s’entraîne plusieurs fois par semaine, à la MJC de la Paillette. Sous la direction d’un coach, lui aussi comédien professionnel. Au programme, des exercices basés sur l’écoute, le regard , l’énergie visant à renforcer la solidarité de l’équipe, à harmoniser son rythme aux autres, à se lâcher. Ainsi, lors du “saut de la mort”, les partenaires sautent dans la vide un par un, retenu au dernier moment par le reste de l’équipe qui s’aligne en tendant les bras. Pour un peu, on se croirait témoin d’une thérapie de groupe, mais comme l’explique la présidente de l’association rennaise, Stéphanie Thomas, « Ceux qui viennent pour cela dans la troupe la quitte rapidement. Pour faire de l’impro, justement, il faut être bien dans sa tête. C’est un jeu très sérieux qui se travaille, il faut savoir mimer, danser, chanter, être à l’écoute des autres, être vigilant pour rattraper les comédiens ou même les tenir à bout de bras quand ils faiblissent ». Des comédiens qui revendiquent une certaine forme d’amateurisme. Et si la plupart pratiquent également un théâtre traditionnel, ils avouent tous ne pas résister au frisson de la narration sans texte : « C’est un sentiment superbe, d’avoir une confiance totale dans les autres, de n’être retenue par rien et de continuer à créer, sans support, c’est assez irremplaçable », sourit encore Stéphanie Thomas. Pas d’enjeu, juste le plaisir de jouer et de s’investir. Ils viennent d’horizon variés, éducateur, coordinatrice d’une filière de radios rock, maître des écoles, et seule les réunit la passion de la scène. Les recettes des soirées sont réinvesties dans la production de nouveaux spectacles, qu’ils organisent de A à Z, dans le cachet des artistes professionnels invités et dans le fonctionnement de l’association (stages, déplacements...). La TIR organise aussi, sur commande, des animations dans les écoles, des spectacles privées ou des “impostures”. Très active dans la région, elle a par exemple participé au Festival Théâtre en Rance de Dinan, ou encore à la journée des Arts du Thabor [...].

Odile Mopin




Articles : Impro Bretagne - entretien

"Un mot, une durée et impro”

Trois questions à… Julien Gigault, de la Troupe d’Improvisation Rennaise Professionnelle (TIR Pro)

Vous proposez un cabaret d’improvisation ce samedi, à 20h30, place de la Mairie. Qu’est-ce que c’est ?
C’est un spectacle assez flexible pour s’adapter au grand public. Une forme classique du cabaret d’improvisation avec simplement des personnages particuliers que nous essayons de faire évoluer au fil des improvisations. Concrètement, nous demandons au public de choisir un mot, une durée (entre une et sept minutes) et après vingt seconde de réflexion, on se lance dans l’impro.
N’est-ce pas difficile de présenter un spectacle fini basé sur l’improvisation ?
Comme souvent dans les spectacles d’improvisation nous avons un filet de sécurité. C’est la musique que nous propose notre DJ. Ça permet de proposer des temps de pause que ce soit pour les spectateurs ou pour les comédiens. Et comme le DJ travaille régulièrement avec nous, il sait bien à quel moment il doit intervenir.
La TIR existe depuis plusieurs années mais pourquoi avoir créé une structure professionnelle, la TIR Pro ?
En fait, la Tir est victime de son succès car nous avons énormément de demandes d’entreprises, d’institutions, de particuliers. Nous avons donc décidé de créer la Tir pro en octobre et, depuis, ça n’arrête pas. Nous sommes intervenus au Prix Ados, devant les employés de la CAF, à l’assemblée générale de la Confédération syndicale des familles…Il y a un noyau d’une dizaine de personnes issues de la Tir, ou déjà comédiens professionnels ou qui viennent de franchir le pas du professionnalisme. Et à chaque fois, nous rencontrons la structure en amont pour concevoir un spectacle adapté.

Recueilli par Gilles KERDREUX.




Articles : Match Impro Bretagne - compte-rendu

Brest-Rennes *, l'impro talentueuse, farfelue et conviviale.

improvisation à Brest12 à 11 en faveur de Brest, la lutte a été âpre ce samedi soir à la salle des conférences de la mairie entre la ligue d'improvisation brestoise et son homologue rennais. Âpre, mais pleine de gentillesse et de convivialité.


Le tout commence à 20 h aux abords de la salle : le spectacle fait partie des " must " brestois et il faut s'y prendre tôt pour trouver un siège bien placé. À 20 h 30, bercés par la musique d'Edia Volllo, les deux équipes prennent pied sur la patinoire : Rennes compte à son actif 36 matches dont 7 défaites seulement : un rude adversaire pour les brestois.

Après les deux minutes d'échauffement, chacun entonne son hymne : à la gloire de l'impro bien sûr, mais en chansonnette d'inspiration bretonne, pour les Rennais et façon Esmeralda pour les Brestois. Quelques consignes de l'arbitre, à la sauce cabotinage : on vote en fin d'impro pour la meilleure scène : bleu pour les Rennais et rouge pour le Brestois, attention aux chaussons distribués à l'entrée et destinés à manifester le mécontentement du public : dans la figure ça fait mal... Et c'est parti !

Première impro du match : thème tic-tac, nombre de joueurs illimité, à la manière d'une comédie musicale, durée deux minutes. [...] Durant les trois périodes de 30 minutes chacune, on va s'affronter sur des thèmes aussi farfelus que variés [...], en 20 secondes de réflexion, il s'agit d'imaginer une situation crédible, sympa et qui fasse rire. Puis le public vote et ne ratera pas le manque d'idées ou d'esprit. Après deux heures, la tension est à son comble. 11 partout. Carnaval à Ploudal permettra à Brest de tirer son épingle du jeu. [...]


* la Troupe d'Improvisation Rennaise rencontrait à Brest la Ligue d'Improvisation Brestoise.


Samedi soir, l’équipe de Milan, ex-championne du monde, était invitée par la Troupe d’Improvisation Rennaise (TIR), pour un match amical, à la Cité. Les deux équipes ont donné vie, avec beaucoup d’humour et d’énergie, à des histoires délirantes, des personnages farfelus, parfois même grotesques, pour le plus grand plaisir du public.

La salle de la Cité a pris des allures de stade avec ses deux équipes, ses arbitres, ses bancs de touche, ses mi-temps et ses olas. Une mise en scène bien ficelée et pleine d’humour, à laquelle tout le monde a vivement participé. Les improvisateurs – d’un côté la Troupe d’Improvisation Rennaise, de l’autre l’équipe de Milan – se sont brillament affrontés, sur des thèmes aussi divers que : à « l’oreille du patron » , « au doigt et à l’oeil » ou « la samba dans la peau »…

Le match était contrôlé et rythmé par un arbitre intransigeant, frôlant parfois la mauvaise foi. Provocant ainsi les huées et las lancés de chaussons d’un public survolté, également muni d’un carton de vote pour elire la meilleure équipe. Solennellement, à chaque manche, l’arbitre annonce le thème, le type d’improvisation et la manière.

Accompagné musicalement par le groupe Erectus, c’est alors parti pour seulement 30 secondes de coaching, avant de se lancer sur la « patinoir de jeu » où glissent avec délice, les idées, l’imagination, les jeux de mots, les grimaces et et les exercices de style. Ce sont finalement les Italiens qui ont remporté ce match haut en couleurs. Le maître mot de la soirée a été l’écoute des autres, l’ingrédient principal pour une bonne improvisation.




Articles : événementiel Impro Bretagne - bilan

Le Rheu

Salle comble pour le lancement de la semaine du rire

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La TIR a été remarquable dans ses numéros d'improvisation pour l'ouverture de la semaine du rire.


C'est parti pour une semaine complète de rire, organisée par la résidence du Champ-du-Moulin et Agora. [...]

Samedi, à la salle des Bruyères la Troupe d'Improvisation Rennaise présentait un cabaret d'improvisation théâtrale.

Plus de cent vingt personnes ont répondu au rendez-vous. La règle du jeu, très simple, est de demander un mot au public, pour partir ensuite dans un délire d'improvisation sur des sujets aussi existentiels que bière et paix, virée nocturne ou encore chasse pluvieuse. Agnès, 80 ans, résidente au Champ-du-Moulin résume l'ambiance de cette soirée « Cela me rappelle mon jeune temps, quand je faisais du théâtre à Redon puis à Rennes. L'improvisation n'est pas à la portée de tout le monde. Cette semaine du rire ça change de l'ordinaire, et ça nous prouve que la vie est belle à vivre ». [...]


La photo du jour

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Le temps enfin estival a rassemblé un public nombreux pour la soirée gratuite Transat en ville de samedi, place de l’Hôtel de Ville. Au programme, un spectacle intitulé «Cobayes», par la TIR Pro (Troupe d’improvisation rennaise Professionnelle). Les comédiens font tirer au public une carte sur laquelle un mot est inscrit. La troupe improvise ensuite sur le sujet. [...]



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